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Michaël Bar Zvi. Al Qaida dans l'attentat en Lybie


Il ne fait aucun doute que l'attentat qui a coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis et à ses gardes du corps porte la signature d'Al Qaida. Le premier indice est bien évidemment la date symbolique du 11 septembre. Après la disparition de Ben Laden, son successeur Al Zahwiri avait annoncé une attaque contre des cibles américaines. Le second signe c'est la méthode: une embuscade extrêmement bien  préparée, en deux temps, par deux groupes de dix terroristes avec des armes sophistiquées et notamment un lance-roquette RPG 7, utilisé pour le tir sur le véhicule de l'ambassadeur, ne lui laissant aucune chance de survie. La manifestation contre un film sur l'islam, n'a servi ici que de mur de fumée pour les assaillants. Le troisième élément est encore plus inquiétant, c'est la connaissance des procédures de protection des ambassades américaines, car les terroristes savaient qu'en cas de manifestation les gardes du corps ont pour instruction d'évacuer l'ambassadeur, et qu'ils possédaient des informations précises sur cet itinéraire. Le plus dangereux dans cette affaire, c'est l'absence totale de coordination, une fois encore, entre les services de sécurité américains. Comment peut-on être aussi négligent un 11 septembre?
Comment peut-on ne pas envisager que dans les pays arabes en proie au chaos, comme la Libye, la Tunisie, l'Egypte, le Yemen, la Syrie, la nébuleuse Al Qaida ne profite pas de la situation pour se renforcer en apportant un soutien à des groupes rebelles, dissidents ou extrémistes ? La veille de cet attentat, les américains avaient déniché et liquidé un terroriste d'Al Qaida, en Libye justement. Nul n'ignore qu'une partie des armes dont disposent les groupes qui ont attaqué Israël ces derniers jours proviennent de l'arsenal d'Al Qaida. La présence de cette organisation est avérée dans le Sinaï et malgré la "redoutable efficacité" de l'armée égyptienne, aucun membre de cette organisation n'a été interpellé.
Certes, les Etats-Unis n'en sont pas à leur première erreur dans l'évaluation des renseignements collectés sur le terrain, mais aujourd'hui le plus grave pour Israël est qu'il doit se fier à l'administration Obama sur le dossier iranien, et notamment aux appréciations de son secrétaire d'Etat à la Défense Leon Panetta qui déclarait récemment que le jour où l'Iran déciderait de développer l'arme nucléaire, nous disposerions d'un an pour que ce projet se réalise. Si je comprends bien, selon lui les Iraniens ne l'ont pas encore décidé.  Et là je me dis: ce monsieur ne lit ni la presse, ni les déclarations des dirigeants de Téhéran, ni les rapports de l'Agence internationale pour l'énergie atomique, comme il n'avait probablement pas dû lire les informations de ses agents en Libye sur les risques d'attentat. Quant à Barack Obama, il préfère aller se pavaner sur le plateau télé d'un talk-show plutôt que de recevoir le premier Ministre israélien. A la veille de Roch Hachana, où l'on fait le point sur sa situation personnelle, nous devons aussi nous poser cette question, qui n' a rien de rhétorique: pouvons-nous faire confiance aux locataires de la Maison-Blanche et du Pentagone? 
Au seuil de ce nouvel an, permettez-moi de souhaiter au président Ahmadinedjad d'enrichir les iraniens et non de l'uranium.
Chana Tova à vous tous
Michael Bar-Zvi  Kaf Vav Be Eloul 5772

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