2013-05-10

Bataille au Kotel (mur des lamentations)

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Réveil difficile au Kotel (le mur occidental aussi appelé Mur les lamentations en français) ce matin autour de 6h30.


Des affrontements ont éclaté entre Haredim (ultra-orthodoxes) et la police qui s'interposaient entre eux et le mouvement des Femmes du Kotel, un mouvement juif libéral de femmes qui réclament de pouvoir prier comme elles l'entendent au Kotel et notamment de pouvoir mettre les Tefilin (phylactères), porter le talith et lire le Kadish.

Après de nombreux rebondissements faits de manifestations et de décisions de justice, les femmes du Kotel ont obtenu le droit de prier comme elles l'entendaient. Mais les dirigeants ultra-orthodoxes ne l'entendaient pas de cette oreille.

Des dirigeants communautaires aussi célèbres que le Rav Ovadia Yosef ou Aharon Leib Shteinman ont appelé les femmes étudiantes en yeshivot à se rendre sur le Kotel ce vendredi matin pour créer une masse et gêner la prière mensuelle des Femmes du Kotel. A noter que, selon Ynet, que les leaders du sionisme religieux se sont eux aussi opposés à la prière des Femmes du Kotel au Kotel.
Les rabbins ont toutefois souligné qu'il n'était pas nécessaire d'agir avec provocation et violence.

Mais les choses ne se sont pas très bien passées.


Une bagarre a éclaté sur le site, au cours de laquelle des déchets, de l'eau et du café ont été jetés sur la douzaine de femmes libérales venues prier. La police a formé une barrière humaine entre le groupe des femmes et les hommes haredis qui ont cherché à s'opposer par la force aux prières. Trois étudiants de yeshiva ont été arrêtés au cours des affrontements. Deux policiers ont été blessés légèrement.
  
La manifestation a fait suite à une décision de la Cour du district de Jérusalem le mois dernier, selon laquelle les femmes du Kotel ont obtenu le droit de prier comme elles le souhaitent.
  
Les membres de la Knesset Miri Regev (Likoud) et Tamar Zandberg (Meretz) se sont rendus sur place. Zandberg a dénoncé les violences des groupes ultra-orthodoxes tandis que le vice-maire de Jérusalem Isaac Pindar (Yaadout Hatorah, parti ultra-orthodoxe ashkénaze)) a estimé que la prière des femmes du Kotel était une "provocation".

 Le grand rabbin réformé Gilad Kariv, également sur les lieux, a que ce sont les dirigeants du public haredi qui par leurs appels et actions ont "profané la sainteté" du Mur occidental.

Enfin le rabbin responsable du Kotel, Shmuel Rabinovitch a déclaré: "ces photos nuisent à l'œil. La Torah juive doit unifier et je demande au Seigneur de donner à chacun la sagesse pour surmonter la controverse."

Il a ajouté qu'un compromis en ce qui concerne les secteurs de prière sur le site a été réalisé par une décision de la Cour suprême, il y a plus d'une décennie, mais qu'"un petit groupe a néanmoins décidé de se mettre un peu partout." Faisait-il allusion aux Femmes du Kotel ou aux Haredim qui ont pignon sur rue au Kotel? Force est de constater que le compromis qu'il évoque est celui de la domination des haredim sur le Kotel et plus largement à Jérusalem.


Ces événements ramènent au premier plan une nouvelle fois la question du rôle de la religion - et l'autorité exercée par les autorités religieuses liées à la pratique religieuse - dans l'État moderne d'Israël. Car le Kotel n'est pas seulement l'épicentre de la prière juive et un lieu saint selon le judaïsme, il est aussi un site utilisé pour les cérémonies nationales et militaires.


Il faut souligner par ailleurs que, jusqu'à présent, le site est organisé à la manière d'une synagogue orthodoxe, avec une grande cloison séparant les hommes et les femmes. Les femmes qui viennent d'assister à une bar mitsva par exemple (cérémonie de passage à l'âge de 13 ans pour les garçons) doivent grimper sur les chaises pour jeter un coup d'œil sur ce qui se passe.



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2013-05-09

L'OLP et l'AFPS condamnés - Israël confirmé dans son droit par la justice française

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Le 22 Mars 2013, une condamnation est passée quasi inaperçue.

Etiquette de l'OLP, comprenant Israël dans son ensemble
L’AFPS ("Association France Palestine Solidarité") et l’OLP ont été condamnés par la Cour d’Appel de Versailles à verser 30 000 euros à Alstom, 30 000 euros à Alstom Transport, et 30 000 euros à Veolia Transport.

L’OLP avait fait un procès à Véolia et Alstom pour avoir construit un tramway à Jérusalem que l’OLP estime être une "terre palestinienne".

La justice française les a déboutés en expliquant que selon la loi française et internationale l’OLP ne représente pas un Etat et que seul un Etat peut ester en justice.

En outre la décision confirme le droit d’Israël à administrer ces territoires conformément au droit international.

Ces territoires n’étant la propriété d’aucune autre nation établie et reconnue, nul n’est en droit de contester les actions d’Israël sur ceux-ci.

C’est donc une victoire importante et indirecte d’Israël, et c’est peut-être pour cela que les médias ont fait le blackout sur cette information.

Le monde ne peut tenir que sur ces trois piliers, la Justice, qui fait émerger la Vérité, seul fondement de la PAIX.

Tout accord fondé sur le mensonge, et l’injustice est voué à l’échec.

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Israël face au Hezbollah, par Michaël Bar Zvi

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Les raids aériens de Tsahal en Syrie il y a quelques jours sont-ils les signes annonciateurs d'une intervention d'Israël dans la guerre civile qui déchire ce pays depuis de nombreux mois et a déjà coûté la vie à plus de 100.000 personnes? Ou peut-être sont-ils les premiers pas d'une opération des puissances occidentales, et notamment des Etats-Unis, visant à soutenir les opposants au régime de Bachar el Assad ? Ce dernier s'efforce de  convaincre les chancelleries et les medias que tel est le sens de l'opération israélienne, en promettant une riposte. Pourtant les raisons de l'intervention israélienne n'ont qu'un lien indirect avec la guerre civile en Syrie. L'objectif de Tsahal est la lutte contre le Hezbollah, qui se déplace du sud Liban vers la Syrie. L'organisation terroriste semble vouloir profiter de sa participation aux combats aux côtés d'Assad pour s'armer en missiles longue portée, et en armes chimiques. Tout porte à croire que ces munitions sont fournies par l'Iran, dont l'armée est présente également sur le champ de bataille. Contrairement à ce que publient de nombreux médias en Europe, l'armée syrienne n'est pas en déroute et elle a repris, au terme de combats acharnés et meurtriers, des bastions et des axes routiers qui étaient tombés aux mains des rebelles, dont la voie qui mène à la frontière jordanienne à partir de Hirbat Gazale. Les Russes continuent à approvisionner le pouvoir en place en armes lourdes et sophistiquées, même s'ils affirment vouloir encourager une négociation pour aboutir à  une solution politique. Sur le terrain, Israël avait, pour des raisons humanitaires, ouvert un couloir sur le Golan pour permettre l'hospitalisation de blessés, selon un accord tacite avec les rebelles, dans une infirmerie de campagne à Tel Hazaka, au sud du plateau du Golan. Certains blessés graves étaient orientés sur les hôpitaux de Safed et Haïfa, les autres soignés sur place. Une organisation djihadiste dissidente, qui se présente comme "les martyrs du Yarmouk", a kidnappé quatre soldats philippins de l'ONU, et cet enlèvement démontre que la situation d'Israël est extrêmement délicate et dangereuse pour les soldats de Tsahal, qui risquent de se retrouver pris dans un piège entre tous les protagonistes de ce conflit. Israël avait déjà connu une telle situation il y a plus de trente ans, lors de la guerre civile au Liban et nul ne souhaite voir se reproduire le même schéma d'un engrenage qui entraîna l'Etat juif de l'aide humanitaire à une présence militaire active. Le Hezbollah et l'Iran sont les alliés du président Assad pour des raisons aussi bien politiques que religieuses, et ils entendent avant tout protéger les villages et les lieux saints de la population shiite dans la région. Israël n'est pas partie prenante dans cette guerre de religion, en revanche laisser le Hezbollah et l'Iran s'installer en force dans un pays voisin serait une grave erreur géopolitique, même si le front du sud Liban se trouve aujourd'hui dans les faubourgs de Damas.

Michaël Bar Zvi  Khaf Tet Be Yaar  5773  
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2013-05-06

Israël pourrait raccourcir le service militaire obligatoire

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C'est une annonce qui en presque étonnante au regard de l'ampleur des défis auxquels l'Etat d'Israël a fait face hier et continue de faire face aujourd'hui, ça l'est d'autant plus qu'il y a dix jours seulement, l'administration militaire indiquait manquer de combattants dans le dernier recrutement en raison d'un trou dans la natalité et d'un manque de motivation des soldats, et pourtant le ministre de la défense Moshe (Boogie) Ya'alon a donné son soutien à une proposition visant à réduire le service militaire obligatoire masculin de 36 à 32 mois.

Benny Gantz et Moshe Ya'alon

Changement dans la défense d'Israël

Toutefois, malgré les annonces conjoncturelles des difficultés de recrutement et le questionnement structurel sur la motivation des soldats dans un Etat accusé en Israël d'avoir à plusieurs reprises montrer des signes de manque de soutien de ses soldats (comme lorsqu'Israël s'est excusé auprès de la Turquie pour la mort de citoyens turcs dans l'affaire du Mavi Marmara alors que les soldats n'ont fait que leur devoir de défense face à des agressions), le soutien du ministre de la défense actuel à une réduction du service militaire se fait dans la lignée des déclarations du précédent ministre de la défense, Ehoud Barak, qui affirmait que les armes avaient changé et qu'Israël ne nécessitait plus autant d'hommes. La mesure, si elle est adoptée, devrait être bien accueillie en Israël, dans un Etat où les hommes font trois ans de service et les femmes deux, soit des périodes longues et difficiles. Elle constituerait une diminution de ce qui et appelé en Israël le "fardeau".

Israël : plus d'égalité à Tsahal

Selon le plan de la mesure présentée aujourd'hui par les représentants militaires du Comité pour une égalité des charges, dirigée par le ministre de la science et des technologies Yaakov Perry (du parti de Yaïr Lapid Yesh Atid) et le bureau du ministre de la Défense, certains des soldats seraient transférés à des tâches civiles "pour augmenter la charge de l'égalité militaire." Contre les coupes prévues, le ministre de la Défense a néanmoins précisé que cette décision nécessiterait une augmentation du budget de la défense, qui constitue déjà environ 75% du budget national. La proposition avait été recommandée au ministre de la défense par le chef d'état-major Benny Gantz. La mesure pourrait prendre effet au plus vite à partir de juillet 2015.

Cette réforme intervient alors même que, dans le même temps, Israël tente de mettre en place une autre réforme égalisant le statut des citoyens face à leurs devoirs envers l'Etat. En effet, jusqu'à présent l'Etat d'Israël doit faire face à un refus des communautés juives ultra-orthodoxes (haredies) et arabes organisées de participer au fardeau de l'Etat d'Israël : le service militaire ou national. Une situation que le nouveau gouvernement aimerait changer suite à la percée des partis Yesh Atid et Habayit Hayehoudi qui ont mené campagne sur le sujet, en particulier Yesh Atid de Yaïr Lapid. La question d'une armée professionnelle en Israël n'est toutefois pas encore sur la table, les dirigeants conservant l'idée d'armée du peuple en vigueur depuis les débuts de l'Etat d'Israël. ... http://p.ost.im/p/d4JNR9
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Israël en Syrie pour éviter l'embrasement

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Israël a confirmé par la voix d'un haut responsable avoir mené deux frappes aériennes en trois jours en Syrie contre des armes destinées au mouvement terroriste chiite libanais Hezbollah. C'est la troisième fois qu'Israël mène un raid en Syrie depuis le début de la guerre civile en Syrie et, contrairement à ce que semble penser Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, qui craint une escalade dans la région, il faut plutôt souligner  que, par son intervention, Israël évite une extension du conflit en empêchant que des armes chimiques tombent dans les mains de groupes terroristes, qu'ils soient chiites ou sunnites ... ce qui amènerait un risque de guerre plus important.


Israël évite l'embrasement

Après avoir mené un raid au mois de janvier contre un centre de recherches lié aux armes chimiques, l'armée de l'air israélienne a effectué un nouveau raid vendredi avant l’aube contre des armes destinées au Hezbollah, à proximité de l’aéroport de Damas, au sud-est de la capitale syrienne. Puis un deuxième raid a été mené dans la nuit de samedi à dimanche. Cette «attaque a visé des missiles iraniens destinés au Hezbollah, au nord de Damas», a indiqué le haut responsable israélien. "Chaque fois que des informations parviendront à Israël sur le transfert de missiles ou d’armements de Syrie au Liban, ils seront attaqués», a assuré le responsable israélien." Avant d'ajouter "L’armée de l’air est en état d’alerte très élevé, comme elle ne l’a pas été depuis des années afin de répondre à toute éventualité'.
Il faut par ailleurs rappeler que se joue encore dans le Golan israélien une guerre qui ne dit pas son nom dans laquelle plusieurs obus sont tombés "par erreur" sur le sol israélien. En réalité ce sont les groupes terroristes proches d'Al Qaïda qui ont pris des positions qui tirent sur Israël, forcé de se défendre.

Israël … et Barack Obama?

«Ce que nous voulons c’est nous assurer que le Hezbollah ne profite pas du chaos syrien pour se renforcer», a déclaré à la radio militaire le député du Likoud Tzahi Hanegbi, sans confirmer le raid. Selon les déclarations du responsable israélien ayant confirmer le raid, les missiles étaient iraniens et destinés au Hezbollah.
Le président des Etats-Unis de son côté a affirmé samedi qu'Israël avait le droit de vouloir se protéger contre un transfert d'armes syriennes au Hezbollah, en refusant toutefois de confirmer le raid israélien. "Je ne vais pas faire de commentaire sur ce qui s'est passé en Syrie hier", a expliqué Barack Obama au micro de la télévision américaine en espagnol Telemundo. Mais "je continue à croire que les Israéliens, de manière justifiée, doivent se protéger contre le transfert d'armes sophistiquées à des organisations terroristes comme le Hezbollah", a-t-il ajouté. Toutefois force est de constater qu'Israël mène son troisième raid en Syrie peu après que Barack Obama ait affirmé que les Etats-Unis interviendraient en cas d'utilisation d'armes chimiques et alors même que cette utilisation a été confirmé par des responsables israéliens. Aussi Israël semble agir là où l'administration donne l'impression de ne faire que de parler. Une situation qui inquiète au plus haut point Israël qui considère que la situation en Syrie est, pour l'Iran, comme un test lancé aux Américains.
Et, jusqu'à présent, seul Israël est intervenu pour empêcher des livraisons à ou la prise d'armes par des groupes terroristes. Israël ferait-il le travail que les Américains n'osent pas faire?

Israël se défend seul

Par ailleurs, tandis que les Américains ont, dans un sondage, exprimé qu'ils ne souhaitaient pas en majorité l'intervention de leur pays en Syrie, Israël se prépare au pire en déployant deux nouvelles batteries du Dôme de Fer près de la frontière nord d'Israël, l'une à Haïfa, l'autre à Safed, en plus de celles existant déjà, tout en relevant son niveau d'alerte.
 Plus de deux ans après les premières révoltes dans un pays de colonisation arabe, Israël semble entouré par des régimes s'islamisant de plus en plus, ne pouvant compter sur l'administration Obama qui a promis de veiller sur la sécurité d'Israël mais n'a pas bougé suite aux tirs essuyés depuis la bande de Gaza, du Sinaï ou de Syrie ces derniers mois.
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2013-05-02

De la Syrie au Liban, par Michaël Bar Zvi

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Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah

Le chef d'état-major de l'armée israélienne a décidé en début de semaine de mobiliser un nombre important de réservistes du commandement de la région nord pour participer à des manœuvres, lundi prochain. La nouvelle de cette mobilisation semble avoir surpris de nombreuses personnes y compris le nouveau ministre de la défense, dont l'entourage a fait savoir qu'il n'était pas à l'origine de cette décision, mais que celle-ci avait été prise par l'armée. Il ne s'agit pas là d'un acte politique, mais bien d'une réaction liée à un changement significatif de la situation sur le terrain. Quels sont les éléments qui ont servi de déclencheur à cette mobilisation? Le premier est bien évidemment la présence d'armes chimiques dans la guerre civile en Syrie, dont Israël, par la voix d'un officier supérieur des services de renseignements, a confirmé l'utilisation. Cette révélation a, bien entendu, gêné les Américains qui auraient préféré que cette information ne soit pas encore divulguée, car elle les place en situation délicate, au vu des fermes déclarations de son président. Par ailleurs, tout le monde comprend que si Obama ne bouge pas contre les armes chimiques en Syrie, il ne sera pas plus réactif contre le nucléaire iranien. Le second élément est la participation de plus en plus active du Hezbollah aux côtés d'Assad, entraînant un risque majeur de glissement du conflit vers le Liban, et dont on ressent déjà les effets dans les déclarations et les mises en garde de certains de ses dirigeants. Selon les informations parvenues en Israël, un bataillon du Hezbollah engagé dans des combats en Syrie aurait subi de très lourdes pertes face aux rebelles, il y a quelques jours. On peut craindre, que pour redorer son blason et effacer son image de faiblesse, le Hezbollah n'ait d'autre issue qu'une nouvelle attaque contre Israël ou un acte provocateur entraînant Tsahal à réagir, comme l'a été l'envoi d'un drone espion. Les pièges sont nombreux et Israël doit faire preuve d'une grande vigilance pour éviter le moindre impair. Le troisième élément est lié à la présence de nombreux combattants proches des mouvements djihadistes au sein des rebelles, qui ont tenté à plusieurs reprises d'attaquer Israël sur le Golan, et qui mènent une intense activité à proximité de la frontière jordanienne. L'armée du royaume hachémite a même décidé de coordonner son action avec celle de Tsahal, pour empêcher d'éventuels accrochages dans cette région. Sur le plan humain, ce qui se déroule chaque jour en Syrie est une tragédie insupportable et un scandale moral pour les bonnes consciences qui s'indignent des contrôles de Tsahal aux check-points, mais pleurent des larmes de crocodile sur le peuple syrien exsangue. Sur le plan politique, une intervention des Américains ou d'une coalition de puissances occidentales n'a aucune chance d'aboutir et risquerait d'avoir de graves conséquences pour Israël, et l'exemple du printemps arabe nous montre qu'elle finirait par profiter aux islamistes.  L'unique issue pour sortir de l'impasse passe par une négociation avec la Russie qui a non seulement les cartes du pouvoir de Damas entre ses mains, mais rejette l'Islam radical.  Le très antipathique Poutine comprendrait-t-il mieux la géopolitique que le très sympathique Obama ?

Michaël Bar-Zvi Khaf Bet Be Yaar 5773
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2013-04-30

Plus personne à Tsahal?

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Pour la première fois depuis des années Tsahal manque de combattants. A l’heure où le nouveau gouvernement mène une lutte pour le recrutement des haredim, l’armée israélienne se retrouve face à une ronde de recrutement en mars 2013 trop petite, une diminution de la motivation des nouvelles recrues et donc une pénurie de centaines de combattants. L’armée a toutefois promis que le problème serait bientôt résolu.

Jusqu’à présent, la direction des ressources humaines de l’arméeréussissait à combler les écarts entre les besoins des forces armées et le nombre de recrues qui pouvaient et voulaient se joindre aux unités de combat. Bien que des lacunes existent dans chaque cycle de recrutement, celui de mars 2013 a constaté un trou inhabituel.

Le Personnel gérant les ressources humaines avait conscience de ce problème depuis longtemps dû principalement à des raisons démographiques. Selon les prévisions de Tsahal, le problème sera résolu en 2016.

Toutefois il ne s’agit là encore que de problèmes démographiquestemporaires et non de problèmes idéologiques majeurs. Que se passerait-il – et c’est ce qui se passe de plus en plus depuis une vingtaine d’année – si devenir combattant perdait de sa valeur ? Nul n’ignore en Israël la place que peut prendre un bon poste à l’armée dans un cv israélien, toutefois d’autres considérations entrent en jeu. D’une part l’armée n’est plus le seul mode d’ascension sociale, loin de là – le high tech peut en être un autre par exemple -, d’autre part ne faut-il pas voir dans la transformation du rapport à l’armée chez de nombreux Israéliens le résultat d’un processus complexe de contestation du modèle de l’armée populaire des débuts du sionisme, qui s’exprime sous des formes diverses et variées : pacifisme, désintérêt, préférence pour une autre voix, modes alternatifs, ou encore sentiment que l’Etat ne soutient plus ses soldats (ce sentiment s’est exprimé par exemple récemment lorsque le gouvernement a choisi de présenter des excuses à la Turquie pour l’affaire du Mavi Marmara alors même que les soldats qui se sont défendus ont le sentiment d’avoir agi exactement comme ils le devaient).

Pour le moment, il ne s’agit encore que d’un écart variant entre 100 et 300 combattants manquants dans certaines unités pour un total manquant de 500 soldats, écart qui devrait être compensé dès les prochains mois, selon le personnel de l’armée, qui a précisé au journal Maariv qu’il lui faudrait juste un peu plus de temps pour remplir ses effectifs, admettant simplement un cycle "plus difficile".
Le chef de la Division de planification, le major-général Nimrod Sheffer, a précisé en outre lors de la conférence annuelle de l’Institut d’études de sécurité nationale, que les forces d’une bataille armée était aujourd’hui d’environ la moitié de ce qu’elles étaient il y a 30 ans. Schaeffer a néanmoins admis également que le manque de soldats s’expliquait aussi par la baisse de mobilisation sociale, ce qui constituait un nouveau défi pour Israël.

Misha Uzan - JForum / Correspondant spécial en Israël

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2013-04-29

Israël : où est passé Obama?

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Une autre roquette a frappé le sud d'Israël dimanche matin alors que les Israéliens célébraient la fête de Lag Ba'omer, fête du feu et de la nature qui marque la fin de la période du "Omer". Tsahal est ensuite intervenu une nouvelle fois en représailles dans la bande de Gaza, mais le cycle roquettes – représailles semble s'éterniser malgré les promesses de Barack Obama en novembre dernier.


Israël sous les tirs de roquettes


Une roquette a explosé près d'une semaine après la précédente dans le conseil régional Eshkol alors que la veille une autre roquette était tombée dans le Néguev. Au cours des cinq mois qui ont suivi l'opération Pilier de défense, près de 18 missiles ont été tirés sur Israël, la plupart de la bande de Gaza, et trois depuis le Sinaï. La stratégie de dissuasion de l'armée israélienne s'érode une fois de plus et lentement et dangereusement, les résidents israéliens du sud retournent à une réalité quotidienne d'alertes et d'explosions. Les répétitions des dirigeants israéliens prétendant qu'il n'ya aura pas de retour à la routine semble de plus en plus vain face à une routine qui s'est installée plus sérieusement depuis un mois avec des séries de roquettes au minimum chaque semaine.

Israël oublié par Obama?


Israël semble par ailleurs avoir pieds et poings liés après avoir accepté le cessez-le-feu négocié avec les Etats-Unis et l'Egypte, dans lequel le président Barack Obama promettait à Israël qu'il ne laisserait pas les tirs reprendre sur les villes d'Israël. Pourtant force est de constater que, non seulement les tirs ont repris et s'accentuent, mais comble du ridicule pour le président Obama, une roquette est tombée sur le sud d'Israël le jour même de sa visite en Israël, sans réaction aucune de sa part. On ne saurait donc, dans ces conditions, reprocher aux Israéliens d'une part de ne pas avoir confiance dans le cessez-le-feu, d'autre part de ne pas croire Obama lorsqu'il prétend qu'il les protégera. Le fait est que le feu reprend et qu'Obama n'agit pas. De son côté, le gouvernement israélien semble limité par le fait qu'il cherche à faire pression sur l'administration Obama quant à l'arme nucléaire de l'Iran. Aussi, tout se passe comme si Netanyahou laissait faire les tirs sur Israël – en ne répondant que par des raids ciblés et limités – afin de pouvoir demander plus sur l'Iran. Une stratégie tenue néanmoins en échec jusqu'à présent face au refus de Barack Obama de s'engager sur l'Iran, repoussant toujours plus encore les négociations.

Israël et le Hamas


Par ailleurs, sur le terrain, Israël continue d'accuser officiellement les dirigeants du Hamas qui contrôlent la bande de Gaza, territoire autonome entre l'Egypte et Israël. Mais Israël sait aussi que le Hamas fait des efforts pour empêcher les tirs de roquettes sur Israël et a réactiver un corps militaire chargé de lutter contre les tirs mais est en fait dépassé par plus extrémistes que lui encore. Le Hamas a également arrêté plusieurs activistes rivaux du Jihad islamique qui tentaient de lancer des roquettes ces dernières semaines. Certains des terroristes détenus dans des prisons du Hamas ont lancé des grèves de la faim pour protester contre leur arrestation. On se souvient également qu'il y a deux semaines, le groupuscule djihadiste basé dans le Sinaï demandait au Hamas de cesser de s'en prendre aux djihadistes.
Néanmoins Israël étant entièrement sortie de Gaza depuis 2005, et le Hamas ayant pris le contrôle du territoire en 2007, Israël considère le Hamas responsable de ce qui se passe sur le territoire sous son contrôle et par conséquent frappe, dans ses représailles, des cibles du Hamas, et non pas les responsables directs des tirs de roquettes. Cette stratégie est évidemment critiquée en Israël. Toutefois, il faut noter que, tant qu'Israël s'interdira une action d'envergure dans la bande de Gaza, suite à la pression internationale et américaine de novembre dernier, la pression qu'il exerce sur l'Egypte est et reste limité. La solution, une fois encore, semble se trouver dans les mains de l'administration américaine, qui a les moyens de mener une pression intense sur l'Egypte. Mais force est de constater suite aux récents tirs provenant du Sinaï que les Etats-Unis ne maîtrisent la contrebande en Egypte et ne semblent avoir pris de décision majeure, plus pressante, pour la faire cesser. Si les Etats-Unis sont la puissance mondiale capable d'agir pour une solution au Moyen-Orient et pour la sécurité d'Israël, Barack Obama en a la responsabilité.
  ... http://p.ost.im/p/dXSYsx
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2013-04-26

Des rabbins sur le ring

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La guerre fait rage entre les rabbins de différentes tendances en Israël afin d’accéder au poste de grand rabbin d’Israël. Une guerre qui dérive et se politise lorsqu’elle s’incarne sous la forme d’une opposition – encore une ! – entre Shass et Habayit Hayehudi.

Rav David Stav
Selon le journal Israël Hayom, le chef spirituel du parti Shass, le rav Ovadia Yosef envisage de refuser l’accord proposé par le rabbin Haim Drukman, Habayit Hayehudi et le personnel actuel du grand rav Shlomo Amar. Selon l’accord, Habayit Hayehudi soutiendrait la loi Amar (qui permet à un grand rabbin d’obtenir un second mandat). En échange, Shass serait favorable à une proposition de loi permettant aux rabbins âgés de plus de 70 ans à concourir pour le poste. Cette loi favoriserait le candidat sioniste religieux, le rav Yaakov Ariel.
Les confidents du chef spirituel de Shass expliquent que le rav Ovadia Yossef est toujours très en colère envers Habayit Hayehudi, tenu responsable de l’éviction de Shass du nouveau gouvernemt, pour être remplacé par Habayit Hayehudi et Yesh Atid.

Or l’avis d’Ovadia Yossef est très important sachant qu’un parti comme Yesh Atid a indiqué qu’il soutiendrait Ariel uniquement s’il reçoit l’approbation publique du Rav Yosef et qu’il n’y a pas d’autres candidats. Habayit Hayehudi redoute de son côté que si le rav Yosef n’appuie pas Ariel, l’ancienGrand Rabbin Yisrael Meir Lau décide de poser sa candidature si la loi limitant l’âge des candidats est modifiée. Lau en revanche, ne voudrait pas s’opposer publiquement à la volonté de Yosef.


Pour l’heure, Habayit Hayehudi a averti Shass que si aucun accord n’est trouvé, le parti orthodoxe sépharade perdrait aussi Amar, son candidat pour le grand rabbinat sépharade. Habayit Hayehudi soutient par ailleurs que le député d’Hatnuah Elazar Stern envisage de proposer une loi la semaine prochaine qui changerait la composition du corps électoral qui sélectionne les rabbins, composé de 150 représentants, considérés jusqu’à présent comme étant contrôlés par Shas. Le plan de Stern est d’intégrer des femmes et d’autres représentants dans le corps exclusif.
Selon une source au parti Habayit Hayehudi : "Si le rav Ovadia ne supporte pas cette affaire, c’est effectivement mieux pour nous. Nous serions heureux si le rav Shmuel Eliyahu (le rav religieux sioniste de Safed) devenait grand rabbin. De cette façon, nous aurions deux sionistes, deux rabbins nationaux-religieux, un ashkénaze et un séfarade. Cinquante femmes dans le corps électoral ne voteraient pas pour le candidat de partis comme Shas ou Yaadout Hatorah."

Ces nombreuses difficultés, ainsi que l’opposition des haredim augmentent par ailleurs les chances du rabbin David Stav, président de Tzohar, soutenu par le Likoud-Beitenou, Yesh Atid, Hatnuah, et certains des députés d’Habayit Hayehudi.

Dans le même temps, le rav Lau a lui aussi évoqué la course pour le Grand Rabbinat et laissé entendre qu’il avait son propre candidat - son fils, le rav David Lau, actuellement rav de Modiin. Il a indiqué qu’il donnerait sa bénédiction à quiconque serait sélectionné, s’attendant à ce qu’il "prenne la grande route pour mettre les gens sur le chemin de la Torah, la foi et les mitsvot - entre l’homme et Dieu et entre l’homme et son prochain."

Misha Uzan - JForum / Correspondant spécial

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2013-04-25

Iran : dernière ligne droite? Par Michaël Bar Zvi

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Mahmoud Ahmadinejad

L'ancien chef des renseignements militaires, le général Amos Yadlin, a affirmé lors d'une conférence à l'Institut de recherche sur la sécurité nationale, que l'Iran franchirait dès l'été prochain, la ligne rouge tracée par le Premier Ministre israélien lors de la dernière assemblée générale de l'ONU. Depuis le début de l'année, les Iraniens ont enrichi une quantité d'uranium suffisante pour concevoir six bombes nucléaires, s'ajoutant à celle de l'année précédente, permettant le développement de quatre ogives. "Le programme de développement nucléaire iranien se poursuit et personne ne l'arrête" a déclaré Amos Yadlin en rappelant qu'Israël avait repoussé sa date limite pour une intervention militaire, afin de permettre aux Américains de négocier avec Téhéran. Les Etats-Unis souhaitent continuer leur action par les voies diplomatiques, mais ils risquent de devoir rapidement changer cette stratégie s'ils veulent respecter la parole de Barack Obama de ne pas accepter la présence d'une bombe atomique en Iran. Il ne reste que quelques semaines à la Maison Blanche pour obtenir un retrait du programme de développement, même si selon les experts israéliens, le point de non-retour est déjà dépassé. La dernière chance se trouve, semble-t-il, dans le résultat des élections qui vont se dérouler en Iran au mois de juin. Le nouveau gouvernement qui émergera de ce scrutin devra prendre une décision majeure, c'est-à-dire celle de transformer l'uranium en arme atomique ou pas. Il ne reste que deux mois à la diplomatie occidentale pour obtenir un retournement peu probable de la politique iranienne en la matière. Il est bien difficile de connaitre les tendances de l'opinion iranienne, d'autant que le choix ne doit se faire qu'entre des ayatollahs et des ayatollahs. Les rumeurs évoquent une forte baisse de popularité d'Ahmadinedjad, considéré comme le principal responsable de la situation économique et sociale difficile que vivent les habitants de ce pays, où se trouvent des richesses naturelles importantes. Le pouvoir en place a isolé l'Iran, entrainant de graves séquelles pour la population. Les Américains et l'Europe espèrent avoir un partenaire plus conciliant après le vote du mois de juin. Selon le général Yadlin, à cette date,  l'Iran sera en mesure de produire une ogive nucléaire en deux mois maximum. C'est dans cette courte période qu'Israël devra décider d'une opération, malgré deux obstacles de taille: le premier est le manque de légitimité d'une telle action sur le plan international et le second la complexité d'une attaque sur un réseau à la fois très étendu et muni d'importants moyens de défense. Si l'on en croit le chef d'état-major israélien, Benny Gantz, Israël est en mesure de mener une attaque, mais il est évident qu'elle ne peut se réaliser sans un soutien logistique des Etats-Unis, voire d'autres pays de la région. Mais comme le prétend ce vieux proverbe persan : "mieux vaut avoir des douleurs que des remords".

Michaël Bar-Zvi  Tet Vav be Yaar  5773
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