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Une politique du football


Essayons d'imaginer un instant que le football ne serait qu'un moyen de faire de la politique. De même que les grandes marques paient pour les pubs, États et oligarques paieraient pour les matchs. D'une façon ou d'une autre.

La Russie en quart de finale et finissant aux tirs aux buts contre une Croatie objectivement beaucoup plus forte n'aurait d'autre source que quelques milliardaires russes prêts à payer pour voir leur équipe aller loin, et Poutine prêt à tout pour placer son pays au centre et redorer l'honneur russe.

La présence en demi finale de la Belgique, de la France et de l'Angleterre aux mains de nombreux magnats : magnats de la presse, magnats du pétrole, magnats des hôtels de luxe, seraient le fruit de la volonté de quelques hommes riches et influents, qui y voient leur intérêt.
Des buteurs du PSG comme Cavani ou Mbappé auraient pour but de faire monter les actions de la Qatar fondation. La Belgique ou la France, une double victoire pour le Qatar et ses financements de Molenbeek à Saint Denis en passant par les grands hôtels parisiens.

La France, en route pour une deuxième victoire en coupe du monde favoriserait aussi les intérêts de Macron, qui a bien retenu la leçon de Chirac. Le jeune président sait que le foot est primordial pour sa popularité et la reprise économique - même temporaire - du pays, de même qu'en 98. Ami des magnats de la presse, ami des grands financiers, des Qataris et un peu moins des Saoudiens, trop suiveurs de Trump dans sa politique contre l'Iran, Macron voudrait passer pour le leader de toute l'Europe  des migrants et du multiculturalisme. Une Europe regonflée par la présence de la Belgique, petit pays devenu centre de l'UE, qui s'incline d'un faible 1 - 0, face à son grand frère. Un Macron décidé à écraser une Angleterre en prise avec le Brexit, summum des idées arrierées que Macron veut rejeter et jeter aux orties.

Reste un petit résistant, la Croatie, pays le plus proche de son identité autochtone, seul face aux puissances financières cosmopolites et leur troc de l'identité des peuples. Seul face à tous, leurs médias et leurs milliards.
Mais qui gagne jamais seul ?

Toute ressemblance avec une quelconque réalité sur laquelle je n'ai aucune information ne serait que fortuite. Il ne s'agit ici que d'un exercice d'imagination.

Meïr Ronen. 10.7.2018
Francis-info

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