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Bataille au Kotel (mur des lamentations)


Réveil difficile au Kotel (le mur occidental aussi appelé Mur les lamentations en français) ce matin autour de 6h30.


Des affrontements ont éclaté entre Haredim (ultra-orthodoxes) et la police qui s'interposaient entre eux et le mouvement des Femmes du Kotel, un mouvement juif libéral de femmes qui réclament de pouvoir prier comme elles l'entendent au Kotel et notamment de pouvoir mettre les Tefilin (phylactères), porter le talith et lire le Kadish.

Après de nombreux rebondissements faits de manifestations et de décisions de justice, les femmes du Kotel ont obtenu le droit de prier comme elles l'entendaient. Mais les dirigeants ultra-orthodoxes ne l'entendaient pas de cette oreille.

Des dirigeants communautaires aussi célèbres que le Rav Ovadia Yosef ou Aharon Leib Shteinman ont appelé les femmes étudiantes en yeshivot à se rendre sur le Kotel ce vendredi matin pour créer une masse et gêner la prière mensuelle des Femmes du Kotel. A noter que, selon Ynet, que les leaders du sionisme religieux se sont eux aussi opposés à la prière des Femmes du Kotel au Kotel.
Les rabbins ont toutefois souligné qu'il n'était pas nécessaire d'agir avec provocation et violence.

Mais les choses ne se sont pas très bien passées.


Une bagarre a éclaté sur le site, au cours de laquelle des déchets, de l'eau et du café ont été jetés sur la douzaine de femmes libérales venues prier. La police a formé une barrière humaine entre le groupe des femmes et les hommes haredis qui ont cherché à s'opposer par la force aux prières. Trois étudiants de yeshiva ont été arrêtés au cours des affrontements. Deux policiers ont été blessés légèrement.
  
La manifestation a fait suite à une décision de la Cour du district de Jérusalem le mois dernier, selon laquelle les femmes du Kotel ont obtenu le droit de prier comme elles le souhaitent.
  
Les membres de la Knesset Miri Regev (Likoud) et Tamar Zandberg (Meretz) se sont rendus sur place. Zandberg a dénoncé les violences des groupes ultra-orthodoxes tandis que le vice-maire de Jérusalem Isaac Pindar (Yaadout Hatorah, parti ultra-orthodoxe ashkénaze)) a estimé que la prière des femmes du Kotel était une "provocation".

 Le grand rabbin réformé Gilad Kariv, également sur les lieux, a que ce sont les dirigeants du public haredi qui par leurs appels et actions ont "profané la sainteté" du Mur occidental.

Enfin le rabbin responsable du Kotel, Shmuel Rabinovitch a déclaré: "ces photos nuisent à l'œil. La Torah juive doit unifier et je demande au Seigneur de donner à chacun la sagesse pour surmonter la controverse."

Il a ajouté qu'un compromis en ce qui concerne les secteurs de prière sur le site a été réalisé par une décision de la Cour suprême, il y a plus d'une décennie, mais qu'"un petit groupe a néanmoins décidé de se mettre un peu partout." Faisait-il allusion aux Femmes du Kotel ou aux Haredim qui ont pignon sur rue au Kotel? Force est de constater que le compromis qu'il évoque est celui de la domination des haredim sur le Kotel et plus largement à Jérusalem.


Ces événements ramènent au premier plan une nouvelle fois la question du rôle de la religion - et l'autorité exercée par les autorités religieuses liées à la pratique religieuse - dans l'État moderne d'Israël. Car le Kotel n'est pas seulement l'épicentre de la prière juive et un lieu saint selon le judaïsme, il est aussi un site utilisé pour les cérémonies nationales et militaires.


Il faut souligner par ailleurs que, jusqu'à présent, le site est organisé à la manière d'une synagogue orthodoxe, avec une grande cloison séparant les hommes et les femmes. Les femmes qui viennent d'assister à une bar mitsva par exemple (cérémonie de passage à l'âge de 13 ans pour les garçons) doivent grimper sur les chaises pour jeter un coup d'œil sur ce qui se passe.



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