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Israël : la Cour suprême et la loi sur la prise de nationalité

La Cour suprême israélienne, par une courte majorité de six juges contre cinq, a validé une loi refusant définitivement la citoyenneté aux ‘’Palestiniens’’ épousant des Israéliens (Note de Francis-info : la loi comporte néanmoins des dispositions en fonction de l'âge de la personne, invoquant la sécurité nationale). Depuis les « Accords d’Oslo » et jusqu’en 2002 près de cent trente mille résidents des territoires ont reçu, par leur union, le sésame leur permettant de s’installer dans le pays tant honni par les leurs. Une immigration s’apparentant, de fait, à un début de ‘’droit de retour’’ et qui a permis à certains d’entre eux de commettre l’abject à l’encontre de la population du pays d’accueil.
Francis-info : la loi israélienne

Dénonciations de la loi

Evidemment, les associations et partis de la ‘’bien-pensance’’ sont aussitôt montés au créneau pour dénoncer cette Cour qui a « cédé aux pressions de la majorité de droite au Parlement », et a ainsi «  failli à son devoir de défense du principe d'égalité de tous les citoyens devant la loi et de lutte contre le racisme ». 

Analyse librement reproductible si accompagnée de la mention de l’url suivante : http://victor-perez.blogspot.com/2012/01/droit-de-la-societe-vs-droits-de-lhomme.html



Victor PEREZ
  

Elle a également dénoncé « un texte discriminatoire » et « une loi dont l'équivalent n'existe dans aucun État démocratique au monde, qui prive les citoyens d'une vie de famille en Israël sur la seule base de l'appartenance ethnique ou nationale de leur conjoint ».

Bref ! « un jour noir pour les droits de l'homme et la Cour suprême » nous précise L'Association pour les droits civiques.

Le contenu de la loi

Faut-il rappeler que la loi, établie la première fois en 2003 pour un temps limité, puis renouvelée chaque année, n’a rien de raciste car ne visant pas une communauté particulière mais l’ensemble des Israéliens, et qu’il est possible à chacun d’aller vivre où bon lui semble avec sa moitié comme le rappelle dans ses attendus la haute juridiction ?

Si les juges ont effectivement reconnu « le droit à la réunion des familles qui relève du respect des droits de l’homme », il n’en reste pas moins que ce droit « doit être restreint en Israël » car, nous rapporte très justement Asher Dan Grunis, le futur président de la Cour, « la défense des droits de l'Homme n’est pas une ordonnance pour un suicide national ».

En effet, autoriser le regroupement familial sans limite dénaturera l’objet même de la renaissance de l’état juif. Le droit de l’individu d’épouser qui bon lui semble, se trouve donc opposé au droit de la société à se déterminer selon ses désidératas, voire ses besoins vitaux.

A savoir, préserver une majorité juive afin qu’elle puisse se prémunir contre le projet quotidiennement répété par les  peuples voisins, voire plus éloignés, de  ‘’libérer la Palestine de la mer au Jourdain’’ des mains Sionistes.

La loi et les Juifs

Un droit des sociétés préservant, de fait, l’individu juif du triste sort qui lui serait réservé dans le cas d’un basculement de la majorité due par l’application stricte de la charte des Droit de l’homme. Une charte qui autoriserait de facto l’exclusion de l’homme juif du droit élémentaire, basique d’avoir un Etat à son désir et le condamnerait à redevenir apatride pour être redevenu une minorité souffre-douleur dans un énième état musulman.

Cette opposition entre ces deux droits n’est pas nouvelle. On la rencontre dès lors que la société pense pluriel. Par la bande, elle nuit quelque peu à l’individu.

C’est ainsi que la liberté d’expression des médias est limitée dès lors que le sujet concerne la sécurité nationale. Une censure militaire admise et jamais contestée par les Journalistes car comprenant parfaitement cette nécessité.

Autre exemple. De très nombreux réfugiés africains violent la frontière égypto-israélienne et tentent de trouver un nouveau refuge en s’établissant, sans autorisation, en Israël. Outre que le gouvernement a décidé la construction d’une barrière, il construit des camps où ces réfugiés économiques trouveront tout le nécessaire à une vie décente le temps que leurs retours dans les pays d’origines soient organisés. Parallèlement, une loi a été votée permettant la condamnation des employeurs à une peine de prison et/ou à une lourde amende.

Les droits de la société sont donc, là encore, opposables à ceux de l’individu car ne pouvant prétendre faire le bonheur de tous.

Philosophie incomprise ailleurs et principalement en Europe, région menée par le politiquement correct imposé par des Ongs fétides, des partis politiques et une Commission Européenneoublieux de l’intérêt général.
Victor PEREZ ©

Note de Francis-info : ces opinions sont celles de son auteur, la rédaction de Francis-info voit dans cette loi la prémisse d'une réflexion plus large sur la démocratie aujourd'hui. Réflexion qui n'est pas suffisamment poussée dans la loi néanmoins.

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