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Michaël Bar Zvi. Chronique du 22 mars 2012

Il y a beaucoup de choses à dire sur les attentats commis en France, mais il y a aussi beaucoup de choses à ne pas dire. J'espère que l'on évitera de nous présenter le terroriste comme une victime de l'intégration sociale, et ses actes comme la conséquence d'une tension entre des communautés. J'espère aussi que l'on ne va pas nous resservir aussi le plat réchauffé du petit délinquant mal réinséré qui sombre dans la violence. J'ose croire également que l'on ne va pas nous proposer la grille de lecture habituelle du pauvre type désoeuvré excité par quelques reportages diffusés à la télévision. Je crains que, comme lors de précédentes agressions contre la communauté juive on nie l'antisémitisme profond des crimes commis. Ce n'est pas parce qu'un terroriste cruel ou un meurtrier sanguinaire s'attaque aussi à des soldats qu'il cesse d'être antisémite. Depuis l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic en 1980, dont on attend encore l'extradition du principal suspect par les autorités canadiennes, en passant par les attaques meurtrières contre un restaurant juif ou le sauvage assassinat d'Ilan Halimi, la France vit dans le déni d'un mal qui le ronge: l'antisémitisme islamiste. Larvé il y a quelques années encore, il est devenu une des composantes de la vie quotidienne en France. Pas un jour sans que se déroulent des faits plus ou moins graves dans lesquels cette haine s'exprime d'une manière ou d'une autre. Ce n'est pas la misère sociale qui est le terreau de la violence contre la communauté juive mais l'absence de détermination pour éradiquer les racines du mal. Que l'antisémitisme soit le socialisme des imbéciles ou la religion des fous de Dieu n'est pas important, car ce qui compte c'est de reconnaitre l'ennemi et de le combattre. Le ton des hommes politiques, des criminologues, des experts de la "banlieusitude" nous enjoignant à ne pas faire d'amalgame, comme si ne nous savions pas que les premières victimes du l'intégrisme sont les musulmans eux-mêmes, m'inspire un profond dégoût. Pas d'indignation ici, car comme le disait Nietzsche "nul ne ment jamais autant qu'un homme indigné". La France est malade mais refuse de lire le diagnostic et a fortiori d'adopter les remèdes nécessaires. Peu importe la différence entre le salafisme, le djihadisme, ou le wahhabisme. Tant qu'ils inculquent la haine du juif, ils doivent être combattus comme les ennemis de la France.  Il ne saurait y avoir la moindre compassion pour les terroristes qui tuent de sang-froid des enfants ou s'en servent comme boucliers humains. Mener cette guerre par tous les moyens est le seul moyen pour la République Française d'être fidèle à ses valeurs.
Michaël Bar-Zvi  Kaf Het be Adar 5772 

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