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Michaël Bar Zvi : Entre les morts et les appartements

Les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne s'inquiètent de la construction d'appartements à Jérusalem, mais ne sont pas émus par les milliers de morts en Syrie, ni par les missiles Iskander, livrés à Assad par la Russie et disposés près des frontières israélienne, jordanienne, et turque. Quelques informations techniques sur ces vingt-quatre missiles longue portée, capables de porter une quantité d'explosifs d'environ 500kg, à plusieurs centaines de kilomètres avec une précision moyenne de 50m par rapport à la  cible visée. Cette ogive se déplace à une vitesse de 2km par seconde et à ce jour aucune puissance occidentale ne possède de système de défense vraiment efficace contre cette menace. Ces missiles peuvent également être équipés d'ogives optiques pour améliorer leur précision. Il est fort à craindre que poussé dans ses derniers retranchements le pouvoir alaouite syrien n'utilise pas seulement ses armes chimiques mais lance un missile de ce type sur Israël ou la Turquie. Le président Poutine s'était engagé auprès des trois derniers Premiers Ministres israéliens Sharon, Olmert et Netanyahou à ne pas fournir ces missiles aux ennemis d'Israël, car ceux-ci peuvent également être équipés d'ogives nucléaires. Au début du mois de décembre, Poutine a rejeté cette promesse, mettant doublement en danger la paix dans la région. Car de deux choses l'une, ou bien Bachar el Assad utilisera cette arme contre un de ses voisins, ou bien il risque, en cas de perte du pouvoir, de livrer ces missiles à son allié iranien. C'est la raison pour laquelle le chef d'état-major iranien le général Hassan Firouzabadi a considéré que l'installation de batteries de défense Patriot en Turquie représentait un risque de guerre mondiale, mais en fait il n'ignorait pas qu'au même moment les missiles Iskander étaient déjà sur le territoire syrien. La présence des porte-avions russes en Mer Méditerranée est un signe fort du soutien apporté par Poutine à l'axe Syrie-Hezbollah-Iran, alors qu'à ce jour le président américain Barack Obama n'a pas encore franchement établi sa stratégie dans ce conflit. Les gestes timides et les hésitations des puissances occidentales ne font que renforcer l'impression d'une faiblesse de ses dirigeants quand il s'agit des terroristes du Hamas et du boucher de Damas, et d'une extrême dureté à l'égard d'Israël, quand il construit des appartements, des crèches ou des écoles dans les quartiers de sa capitale. Deux poids, deux mesures: quarante mille morts en Syrie, pour la plupart des civils et deux mille appartements à Jérusalem, voilà la véritable équation, qui n'a pas empêché cette semaine plusieurs Etats de vouloir condamner une fois de plus Israël au Conseil de Sécurité. L'hypocrisie a encore fait un grand bond en avant ces derniers jours.

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