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Le 'progressisme' : un avatar du mondialisme et du post-nationalisme ?

J'ai eu une discussion intelligente il y a quelques jours avec une personne d'estime qui contestait le fait que j'affirmais que le parti israélien Meretz était d'idéologie post-nationale. Il m'opposait que cette grille de lecture n'était pas adaptée à Israël. Nous avons argumenté poliment et il avait des arguments tout à fait respectables et propres à mûrir la réflexion, mais je suis resté persuadé de ce que j'affirmais.
Or lorsque je vois le genre de déclarations que fait Macron à l'occasion de sa rencontre avec Trudeau, sur le "progressisme" qui les guiderait tous deux, je ne peux m'empêcher de penser à nouveau que j'ai raison, sauf que ce qui en Israël n'atteint que Meretz et une partie de l'union sioniste à mon avis, touche en France jusqu'au centre droit, qui s'exprime essentiellement par la voie européenne. La nouvelle grille de lecture qui s'éclaircit en France opposerait d'ailleurs un camp européiste à un camp souverainiste patriote.

Je pense que le différend avec cette personne tient d'une part du fait qu'il a une approche plus journalistique que philosophique, il se base sur ce que les dirigeants disent lorsqu'on leur pose directement la question, ou font dans leur vie, plus que sur la logique idéologique qui émane de la politique du parti et ses prises de position ; et d'autre part il faut concevoir que l'idéologie mondialiste ou post-nationale s'exprime encore aujourd'hui dans le cadre national, et ne peut donc rejeter tous les symboles et éléments nationaux. Du moins pour l'instant. L'idéologie post-nationale ou mondialiste ne rejette pas nécessairement en bloc tous les symboles nationaux et encore moins son cadre dont elle doit bien reconnaître  qu'elle ne peut s'en passer, mais prône un agenda selon lequel le post-nationalisme et/ou le mondialisme a priorité, car considéré comme plus progressiste, même si dans les faits certains font preuve de plus de pragmatisme que d'autres, en particulier lorsqu'ils sont au pouvoir. Quoique que dans le cas de Meretz les accords d'Oslo ont été à mon sens une catastrophe et très peu pragmatiques.

Meïr Ronen - 21.4.2018
Francis-info

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