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Elections en Israël : Netanyahou face au réveil du sionisme religieux



Moins de quatre semaines avant les élections législatives en Israël, le monde politique et l'opinion publique accordent peu d'intérêt à la campagne. 

Benyamin Netanyahou et Avigdor Lieberman

En effet, il ne fait aucun doute pour tous les observateurs que Benyamin Netanyahou sera le prochain Premier Ministre et l'unique enjeu de ce scrutin est la composition de sa coalition. L'alliance entre le Likoud et Israël Beitenou de Lieberman a fourni à ce groupe l'assurance de constituer le futur gouvernement. La seule question qui se pose est de savoir quels seront les partenaires associés et la réponse dépend du nombre de mandats obtenus par les partis en lice. Selon la répartition des députés au soir du 22 janvier, Netanyahou aura probablement le choix entre plusieurs options, mais il est évident que plus son parti sera proche des quarante députés, plus il aura les mains libres pour composer un gouvernement stable. Les derniers sondages montrent une légère baisse des intentions de vote pour le Likoud, plus près auourd'hui des trente-cinq mandats que des quarante. Deux raisons semblent expliquer cette tendance, le premier est la stratégie d'attente de Netanyahou, qui n'a lancé officiellement sa campagne qu'avant-hier, et la seconde beaucoup étonnante, et qui semble être la réelle surprise de ces élections c'est le renouveau du parti national religieux, sous l'appellation Ha Bait Hayehoudi, la Maison juive, dirigé par un néophyte de la politique Naphtali Bennet.

Naftali Bennett nouveau leader d'Ha Bait Hayehoudi
Ce dernier, ancien collaborateur de Netanyahou et ancien PDG d'une start-up israélienne, a réussi  à redonner un élan aux sionistes religieux, qui, pour la première fois depuis plus de vingt ans, ont de grandes chances de dépasser le Shass, qui stagne dans les sondages et auquel le retour d'Arie Dery, en disgrâce après un séjour en prison, ne semble pas profiter. Par ailleurs, le retour en politique de Tsipi Livni a semble-t-il définitivement compromis les chances d'une alternative de gauche ou de centre-gauche. Au fond ces élections, dont le coût est estimé à plusieurs centaines de millions de Shekels pour le contribuable israélien, vont se jouer sur cinq mandats. Néanmoins ces cinq sièges risquent de décider de la nature de la future coalition, car avec quarante députés le Likoud pourra choisir ses partenaires: le parti sioniste religieux, le Shass et l'Agoudat Israël ou une coalition avec un des partis du centre et un seul parti religieux, par exemple. A priori dans ce dernier cas de figure, la préférence de Netanyahou irait dans l'ordre au parti de Yaïr Lapid, puis au parti travailliste, tandis que l'option d'un accord avec Tsipi Livni ne serait que le dernier choix par défaut. Malgré les vaines tentatives des conseillers en communication pour animer la campagne électorale,  elle ne captive pas les foules, qui comprennent le manque d'enjeu et ne distinguent pas les différences entre les programmes des partis. Signe des temps et du désintérêt de plus en plus grand pour la politique, le public se passionne sans aucun doute pour savoir qui gagnera la finale du Master Chef ou du télé-crochet The Voice et non pour savoir qui sera le gagnant du scrutin sans suspense du 22 janvier. Plus ça change et plus c'est la même chose.

Michaël Bar-Zvi  Yod Dalet Tevet  5773

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