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Stanley Fischer quitte la Banque d'Israël

Par Misha Uzan pour Israëlinfos
Stanley Fischer


Le gouverneur de la Banque d'Israël, le célèbre économiste Stanley Fischer, a informé mardi le premier ministre Binyamin Netanyahou qu'il quitterait ses fonctions à la tête de la banque centrale d'Israël le 30 juin prochain, deux ans avant la fin de son second mandat de cinq ans.

Ancien économiste en chef à la Banque mondiale et professeur au MIT, Fischer a servi la Banque d'Israël comme gouverneur pendant huit ans. 
Il est globalement bien perçu par l'opinion publique en Israël, qui le considère comme l'homme qui a fait traverser sans dommages la crise mondiale à l'économie israélienne.

Stanley Ficher a indiqué qu'il était "reconnaissant de l'opportunité qui lui a été donnée de diriger la banque du pays, au cours d'une période difficile de crise économique mondiale, dans une réalité géopolitique difficile, dans un pays traversé par de grandes questions sociales."

Fischer a rappelé comme sa plus grande réalisation la loi de 2010, qui augmente l'autonomie de la banque sur la politique monétaire.
Cette loi a, en fait, édulcoré les pouvoirs de Fischer, en soumettant ses décisions sur le taux d'intérêt à un comité monétaire nouvellement créé, composé de sept membres dont trois chercheurs extérieurs, qui prend les décisions monétaires collectivement.

"Les décisions de groupe sont en moyenne meilleures que les décisions prises par une seule personne", avait indiqué Fischer à l'époque.
Le Premier ministre Netanyahu a crédité Fischer d'un "rôle majeur" dans la croissance économique d'Israël et ses réalisations. 

"Son expérience, sa sagesse et ses relations internationales ont ouvert une porte vers les économies du monde et ont aidé l'économie israélienne dans de nombreuses réalisations, au cours d'une période de crise économique mondiale", a-t-il déclaré, avant d'ajouter : "Je remercie Stanley Fischer. J'ai eu le privilège de travailler avec lui à la fois comme ministre des Finances et comme premier ministre au cours des quatre dernières années".

Pour le ministre des Finances Youval Steinitz Fischer n'est pas seulement un atout pour l'économie israélienne, mais aussi pour l'image internationale d'Israël. 
"Je le remercie surtout pour son importante contribution à l'entrée d'Israël dans l'OCDE, à son appui pendant la période critique de l'activité du Comité Sheshinski, et contre la pression intense que nous avons eu à gérer en Israël et dans le monde" a-t-il souligné. 
Le Comité Sheshinski a conçu des recommandations sur la façon dont Israël devrait taxer le pétrole et le gaz au début de l'année 2011.

Bien que Fischer n'ait pas donné la raison de son départ, les membres du parti travailliste ont vu dans sa décision un vote de défiance envers Netanyahou dans la situation économique actuelle. 
"Bien que Fischer et moi étions souvent en désaccord, a déclaré Shelly Yachimovich, nous avons travaillé ensemble au Comité des finances concernant la loi sur la Banque d'Israël, et je peux témoigner du fait qu'il fut un gouverneur courageux, résolu à prendre des mesures non conventionnelles". 
Avant d'ajouter : "Étant donné qu'il n'y a pas de division idéologique fondamentale entre lui et Netanyahou, sa démission est un message alarmant aux citoyens d'Israël. 

Le gouverneur signale ainsi qu'il n'est pas prêt à faire partie du chaos économique et de l'enfer social qui prévaudra après la formation du nouveau gouvernement".

Et pour le député travailliste Yitzhak Herzog : "Les citoyens d'Israël ont ressenti de la sécurité et une tranquillité d'esprit de le savoir gouverneur. A son départ, un nuage de doute planera sur la politique économique de Binyamin Netanyahu et la confiance du public diminuera encore plus."
Selon une source au sein de la Banque d'Israël, toutefois, il n'a jamais été prévu que Fischer aille au bout de son second mandat. 

Il aurait pris sa décision de quitter son poste avant les élections, mais aurait attendu avant de l'annoncer pour éviter la politisation de son départ. Selon la source, Fischer n'a pas réfléchi à ce qu'il ferait si le gouvernement ne parvenait pas à adopter un budget dans les 45 premiers jours de siège, ce qui entraînerait alors de nouvelles élections.

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