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Les violences en Israël sont le résultat d'une lutte interne entre l'AP et le Hamas. Par Mickaël Bar Zvi


L'horreur des événements des derniers jours ne doit pas tromper notre jugement sur les enjeux des prochains mois. La vague d'attentats dont nous sommes les témoins n'est pas le début d'une troisième Intifada, comme nous l'annoncent les correspondants étrangers, mais avant tout l'expression d'une lutte interne féroce à l'intérieur du monde palestinien. Le Hamas, conscient de la faiblesse d'un Abou Mazen en fin de carrière et sans réel successeur annoncé, mène une guerre sans merci pour préparer sa prise de pouvoir par les urnes ou par la force. En s'affirmant comme les combattants pour Jérusalem, ils espèrent renforcer leur position aux yeux de la rue palestinienne  idéalisant les pseudo- martyrs, qui massacrent des civils à la hache ou à la voiture bélier. La volonté d'Abou Mazen de vouloir obtenir une reconnaissance internationale à un Etat inexistant, l'oblige à condamner publiquement les attentats, ce qui le discrédite aux yeux des masses palestiniennes et le rendent de plus en plus vulnérable. Les seuls garants de son maintien au pouvoir sont les forces de sécurité israéliennes qui ont déjoué jusqu'à ce jour toutes les tentatives de putsch contre Abou Mazen, mais le double langage pratiqué par le dirigeant de l'Autorité palestinienne, qui renie le terrorisme d'un côté et assure de sa solidarité les familles des assassins, est un jeu dangereux dans cette période de haute tension. Certes Israël a tiré les enseignements de ses erreurs passées envers le Hamas à la fin des années 90, néanmoins les principaux défenseurs du partenariat avec Abou Mazen au sein de la classe politique israélienne, comme Tzippi Livni ou Yaïr Lapid commencent, eux aussi, à comprendre qu'il n'est ni crédible, ni irremplaçable. Les services de sécurité israéliens ont déjà entamé ce que l'on appelle la période Post-Abou Mazen, car ils sont arrivés à la conclusion que les membres de la génération OLP n'auront jamais le courage politique de faire les compromis douloureux et nécessaires pour négocier un accord de paix. Le poids de l'histoire semble trop lourd à porter pour cette vieille garde. En Israël, la priorité est de rétablir le calme, sans entraîner toute la population arabe dans un processus de violences. Les méthodes barbares utilisées par les terroristes ne sont pas sans rappeler celles qu'utilise l'Etat islamique, et ont pour but de semer la panique. Le gouvernement doit donc agir avec fermeté, mais aussi beaucoup de discernement dans la répression de ce phénomène, pour ne pas précipiter dans ce déferlement de violences des éléments avec lesquels il coopère au quotidien. Jusqu'à présent, les polices israéliennes et palestiniennes ont réussi à maintenir un fil ténu de relations, qui n'a pas permis de prévenir les attentats, mais qui qui empêchent une dégradation supplémentaire de la situation. Les jours à venir seront déterminants pour voir si ces contacts sont maintenus et permettent de calmer les esprits. Il ne s'agit pas d'en émettre le vœu pieux comme l'a fait Barack Obama, mais d'accomplir les gestes qu'il faut. Les arabes de Palestine devraient apprendre l'histoire et se rendre compte qu'ils n'ont jamais rien obtenu par la violence, mais par des négociations franches et directes.
Michaël Bar-Zvi  Khaf Zayn Be Hechvan 5775

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