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Israël : Prévisions du prochain gouvernement


La Knesset n’est pas encore formée, encore moins le gouvernement, mais les spéculations vont bon train.

Yaïr Lapid
Selon les derniers sondages diffusés jeudi soir, Livni pourrait s’écrouler jusqu’à 5 sièges, même Meretz lui passerait devant avec sept sièges. Mais nul ne doute que Binyamin Netanyahou sera le prochain premier ministre. Il est le seul à pouvoir former un gouvernement autour d’une coalition. Mais avec qui ?

Le Likoud Bitenou obtiendrait 37 sièges, Avoda 17, Habayit Hayehoudi 13 ou 14, Shass 11 ou 12, et Yaïr Lapid entre 8 et 10.

Il est peu probable que Tsipi Livni accepte de rejoindre le gouvernement. Les partis arabes, Meretz et Avoda peuvent aussi être écartés car ils n’accepteront pas de s’allier à Netanyahou.
Restent donc Habayit Hayehoudi, Shass et Yaadout Hatorah, Yaïr Lapid, et s’ils passent le minimum requis, peut-être Am Shalem du Rav Amsellem, Kadima de Shaul Mofaz et éventuellement Otsma leisrael de Michael Ben Ari et Arieh Eldad.

Le gouvernement sera sans doute très dur à former avec de nombreux partis moyens et des hommes qui se supportent assez peu.

Le Likoud a clairement envoyé un message mardi à Yaïr Lapid, le message était : "nous te voulons dans le prochain gouvernement".




Yaïr Lapid a posé pour le moment des conditions que le Likoud peut tout à fait accepter et qui ne posent aucun problème aux électeurs du Likoud : une loi d’enrôlement équitable pour tous et des postes ministériels. Yesh Atid a publié une déclaration selon laquelle : « un service égal pour tous est un élément important du plan global de Yesh Atid et le Premier ministre doit savoir que Yesh Atid ne bougera pas d’un pouce sur sa volonté d’être le protecteur de la classe moyenne d’Israël."
Le vice-président de la campagne de Netanyahou, le député Ofir Akunis, n’a pas dit autre chose dans un congrès du même jour.

Mais le Likoud-Beitenou et Yesh Atid ne pourront jamais former une coalition à eux tous seuls. Et ni Kadima, ni Am Shalem, s’ils passent le seuil, ne seront suffisants à obtenir les 61 sièges minimum pour former une majorité qui accorde sa confiance au gouvernement.

La question est donc de savoir s’il pourra y avoir une entente entre Lapid et Habayit Hayehudi, et entre Lapid et les partis haredim tels que Shass et Yaadout Hatorah.

Eli Yishai a déclaré mardi lui aussi que "Shas s’efforcera de faire partie d’une coalition dirigée par le responsable du Likoud." Mais Shas et United Torah Judaism ont l’intention de rejoindre les forces de la coalition dans les négociations sur trois questions centrales : le non-enrôlement des étudiants de yeshiva, les budgets prévus pour les yeshivot, et des éléments liés à l’identité juive et les normes de conversion.

Autant dire que Shass et Lapid ont des idées opposées sur au moins deux de ses questions.
Pour autant, Lieberman, lui aussi leader laïc dont les relations avec Shass sont assez conflictuelles, a bien réussi à trouver une entente. Mais le résultat s’est soldé par un échec des réformes.
Autre solution : une coalition qui inclurait le Likoud-Beitenou, Yesh Atid, Habayit Hayehoudi, Kadima et Am Shalem, en excluant les partis haredim.

Mais là encore, si Netanyahou accepte Habayit Hayehoudi, Lapid le fera-t-il ?
Le casse-tête dû au scrutin à la proportionnelle intégrale sur une seule circonscription, commence déjà. La campagne fut très vive et très agressive de chaque côté. On peut être sûr que l’après campagne le sera tout autant.

Qui a dit que la politique israélienne était ennuyeuse ?

Misha Uzan - JForum / Correspondant en Israël


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